Arras, 1er mai. Vision un brin (de muguet) surréaliste et ô combien encourageante. Partout, dans les rues, sur les places, dans les magnifiques hôtels particuliers, au pied du beffroi, sous les chapiteaux ouverts au vent… partout, des femmes et des hommes qui disent non ! Des écrivains engagés, des militants, des syndicalistes, des citoyens énervés, des ados révoltés, des anarchistes, des gauchistes, des humanistes. La France qui résiste était à Arras pour la journée « Colères du présent ». Que l’épidémie se propage.
Gérard Dhôtel
(auteur de Louise Michel, Non à l’exploitation et de Victor Schoelcher, Non à l’esclavage)
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