les titres
En 1685, la révocation de l'édit de Nantes interdit le protestantisme en France. En 1942, Janusz Korczak décide d'accompagner les enfants du ghetto de Varsovie jusqu'au camp de Treblinka. Cet acte fort et symbolique est la conclusion d'une vie entière d'engagement. Janusz Korczak, c'est d'abord le nom d'écrivain d'un médecin polonais, Henry Goldszmit. D'hôpitaux en cliniques, cet homme soigne les enfants et porte sur eux un regard nouveau. « Les enfants constituent un important pourcentage de l'humanité, de ses tribus, peuples et nations, en tant qu'habitants, nos concitoyens de toujours. Ils ont été, ils sont, ils seront. Une vie pour rire cela n'existe pas. Non, l'enfance ce sont de longues et importantes années dans la vie d'un homme. » Six auteurs de la collection « Ceux qui ont dit non » ont participé à une résidence collective exceptionnelle à Saint-Paul-Trois-Châteaux, de mars à mai 2011. À cette occasion, ils ont chacun écrit une nouvelle sur le thème de l'individualisme : Depuis 1976, Leonard Peltier est incarcéré dans les prisons états-uniennes, inculpé de l'assassinat de deux agents du FBI. Ce militant amérindien, membre de l'AIM (American Indian Movement), a pourtant toujours clamé son innocence. Jugé après un procès truqué et sur la manipulation de preuves, il n'a jamais, jusqu'ici, obtenu la révision de ce procès. Le roman vibrant d'Elsa Sola lui rend la parole, en écho avec celle de John, un journaliste qui souhaite rétablir la vérité historique, tout en évoquant les persécutions dont les Indiens ont été, et sont toujours, victimes aux États-Unis. De nombreuses voix dans le monde se sont élevées en faveur de Leonard Peltier. Dans le dossier documentaire, l'auteur évoque les combats de ceux qui tentent de faire tomber les murs de l'institution carcérale. Auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges est une figure emblématique de la Révolution française. Femme de combat et femme libre, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes, qui ont fait date dans les annales du féminisme. Son engagement lui a valu la guillotine : elle fut arrêtée puis exécutée en 1793. À travers le destin singulier d'Olympe de Gouges, de sa naissance adultérine à son passage dans les salons parisiens puis à son exécution, le roman d'Elsa Solal évoque la condition féminine sous l'Ancien Régime et pendant la période révolutionnaire. En défendant les droits des femmes au sein d'un mouvement politique qui ne leur laisse pas de place, Olympe a fait sien un combat résolument moderne. Celui-ci n'a pas été inutile et la condition féminine en France s'est améliorée. Cependant, dans de nombreux endroits de la planète, les femmes continuent à supporter de graves discriminations et à subir des violences inacceptables. Émancipation des intouchables et des femmes, lutte pour l'indépendance de l'Inde, combat contre les discriminations : autant de facettes de la lutte de Mohandas Karamchand Gandhi, connu dans le monde entier sous le nom de Mahatma ("grande âme") Gandhi. Son combat non-violent a influencé de nombreux mouvements de libération et de droits civiques autour du monde. Le jour de l'anniversaire de Gandhi, le 2 octobre, a été déclaré Journée internationale de la non-violence par l'Assemblée générale des Nations unies. Ce roman écrit à la première personne dévoile un Gandhi profondément humain. Il met en lumière la simplicité du quotidien d'un homme qui a renoncé à tous les privilèges que lui conférait sa caste pour lutter aux côtés des plus pauvres. Héritiers de ce combattant sans armes, des hommes et des femmes comme Martin Luther King, Nelson Mandela ou Aung San Suu Kyi ont tour à tour repris le flambeau des manifestations pacifistes pour lutter contre les injustices.
Ysabelle LACAMP
Marie Durand : "Non à l'intolérance religieuse"
mars 2012 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Marie Durand est emprisonnée parmi d'autres femmes huguenotes dans la Tour de Constance pour avoir refusé d'abjurer sa foi. Marie est un modèle pour ces nombreuses captives, Jeanne la bossue, Isabeau la folle, enfermées depuis parfois plusieurs dizaines d'années. Toutes s'inspirent de sa foi inébranlable. On les appelle « les opiniâtres ». Les conditions terribles de leur emprisonnement, le froid, la faim, l'air raréfié, n'empêchent pas Marie de tenir tête. Le souvenir d'une jeunesse habituée au danger, à pratiquer son culte en secret, d'une famille décimée, réduite à sa seule nièce, la jeune Anne, seront les moteurs qui lui permettront d'écrire, de protester, de prier et de proclamer sa liberté de culte, pendant ses trente-huit années de captivité.
Isabelle COLLOMBAT
Janusz Korczak : "Non au mépris de l'enfance"
mars 2012 / 11 x 17.6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Dans les années 1910, Korczak donne vie à ses principes en ouvrant deux orphelinats fonctionnant sur le principe d'une véritable République gérée par les enfants eux-mêmes.
Jusqu'à la fin de son existence, cet homme profondément humaniste s'attachera à diffuser avec force un message qui permet de penser sur des bases résolument nouvelles les principes de l'éducation et du statut de l'enfant.
COLLECTIF
Murielle SZAC
Gérard DHOTEL
Bruno DOUCEY
Maria POBLETE
Elsa SOLAL
NIMROD
Non à l'individualisme
novembre 2011 / 11 x 17,6 / 104 pages
prix indicatif : 7,80 €
• Pour devenir chef de caisse du supermarché où elle travaille, Yasmina a su être obéissante, en fermant les yeux sur les injustices commises par son patron. Un jour, une de ses anciennes collègues se suicide.
• Un reporter cynique se rend en Érythrée où il doit trouver un sujet à sensations. La misère, les bébés au gros ventre, c'est l'Afrique, il connaît par coeur. Mais cette fois-ci, c'est différent.
• En l'an 3001, un père raconte à son enfant pourquoi et comment on a décidé, quelques siècles auparavant, de faire disparaître la souffrance en éliminant toute attache entre les hommes et les femmes, les parents et les enfants...
• Un résistant pendant la Seconde Guerre mondiale a pour mission d'éditer et d'imprimer un recueil de poèmes qui célèbrent la liberté...
• Dans un bus, le narrateur assiste à une scène de racisme quotidien : le conducteur agresse verbalement un homme noir. Pourtant, ni la victime ni les autres passagers ne bronchent.
• En vacances à l'autre bout du monde, une ado en crise ne se sent pas assez aimée par sa famille. Quand survient un tremblement de terre...
Un recueil de nouvelles littéraires militantes pour dire non au « chacun pour soi » et souligner les richesses des rapports entre les hommes.
Safia AMOR
Harvey Milk : "Non à l'homophobie"
septembre 2011 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
En 1978, Harvey Milk, conseiller municipal de San Francisco, est assassiné dans son bureau par un de ses anciens collègues homophobe. Le roman de Safia Amor restitue avec talent les luttes menées par cet homme à la personnalité charismatique pour l'affirmation de son homosexualité et pour la reconnaissance des droits de ses pareils aux États-Unis. Dès son adolescence à New York, Harvey Milk prend conscience de sa différence qu'il n'aura de cesse, malgré la répression, de faire admettre par la société. Après un passage dans l'armée et dans l'enseignement, il s'installe à San Francisco avec son compagnon dans les années 1970, et s'engage activement, soutenu par la communauté gay, dans le combat politique. Il est devenu après sa mort une figure symbolique de cette communauté. Le cinéaste Gus Van Sant lui a consacré un film en 2008.
Elsa SOLAL
Leonard Peltier : "Non au massacre du peuple indien"
septembre 2011 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Murielle SZAC
Emile Zola : "Non à l'erreur judiciaire"
septembre 2011 / 11 x 17.6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
En 1898, l'écrivain Emile Zola comparaît devant le tribunal pour diffamation. Dans un manifeste intitulé "J'accuse !" paru à la Une du journal L'Aurore, il a mis en cause radicalement les instigateurs - des militaires haut gradés de l'armée française - de la condamnation aux travaux forcés du capitaine Dreyfus, injustement accusé d'espionnage. Sur fond d'antisémitisme, dreyfusards et antidreyfusards se déchirent en cette fin du XIXe siècle. Le roman de Murielle Szac relate ces événements à travers la voix d'Alexandrine, l'épouse légitime du grand écrivain. Cette voix peu connue est portée par l'admiration et l'amour pour son « Mimi », mais il émane aussi d'elle beaucoup de lucidité et de sang-froid au coeur de ces journées dramatiques.
Kebir Mustapha AMMI
Abd el-Kader : "non à la colonisation"
mars 2011 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Cet émir lettré - qui rêvait de devenir poète et philosophe - prend les armes en 1832 et devient à vingt-quatre ans le chef de la résistance algérienne face à la colonisation française. Ayant à coeur de préserver la dignité de son peuple, il mèneses troupes en fin stratège et se révèle un combattant loyal face aux exactions des Français. "Je me refusai de croire, même lorsque je le vis avec mes yeux, qu'un homme eût pu faire cela. Nous n'avions pourtant jamais fait voeu de leur ravir leur terre. (...) La France serait la bienvenue, ici, si elle acceptait de venir avec l'aura d'une nation qui s'est battue pour la liberté et qui en a payé un prix élevé et non pas en guerrier qui sème la mort."
En 1947, après quinze années de combats acharnés, Abd El-Kader est contraint à la reddition : l'Algérie devient une colonie française. Alors qu'on lui promet un exil forcé en Syrie, il est emprisonné durant cinq ans en France. Après sa libération, enseignant en théologie et en philosophie à Damas, il protégera la communauté chrétienne d'Orient d'un massacre perpétré par des fanatiques. La résistance et la dignité d'Abd El-Kader inspireront plus tard de grandes figures de la décolonisation.
Jeanine BAUDE
Emma Goldman : "non à la soumission"
mars 2011 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Anarchiste et féministe, Emma Goldman est née en 1869 en Russie d'où elle émigre à 16 ans vers les États-Unis. Révoltée par les conditions de travail des ouvriers et par les exécutions consécutives à la manifestation sanglante de Haymarket Square à Chicago, elle rejoint le mouvement anarchiste et devient une militante acharnée.
"Exigez du travail ! S'ils ne vous donnent pas de travail, réclamez du pain. S'ils vous refusent les deux, prenez le pain." : ce discours lui vaudra deux ans d'emprisonnement.
En 1906, elle fonde et dirige une revue ouverte à tous les penseurs censurés : Mother Earth, où, en tant que sage-femme, elle publie des articles sur la contraception. Toute sa vie est rythmée par son combat en Amérique, en Europe, et ses arrestations. Mais chaque séjour en prison décuple son énergie et sa révolte. En 1919, extradée vers la Russie, elle est aux côtés des ouvriers qui se révoltent contre la répression soviétique. À la fin de sa vie, Emma Goldman rejoint en Espagne les combattants anti-franquistes. Elle meurt en 1940 et sera enterrée, selon son voeu, aux côtés des condamnés de Haymarket.
Isabelle COLLOMBAT
Chico Mendes : "non à la déforestation"
septembre 2010 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Chico n'a que neuf ans quand son père l'emmène pour la première fois récolter le latex au cœur de la forêt amazonienne. Chico est seringueiro, comme son père. Sa famille vit dans et de la forêt, ils l'aiment et la respectent mais la vie y devient de plus en plus compliquée... Le petit garçon rêve plus que tout d'apprendre à lire et à écrire, pour ne plus dépendre totalement du patron. Quand Euclide, un ancien militaire, lui propose de lui transmettre son savoir, Chico est aux anges et cette rencontre va changer sa vie. Au fil des pages, le lecteur suit le parcours du jeune homme, désormais leader du syndicat des seringueiros, et son combat poignant pour la forêt contre ces hommes qui veulent abattre les arbres de plus en plus vite afin de développer une agriculture intensive.
En 1987, Chico est désormais soutenu par des hommes du monde entier, convaincus comme lui qu'il faut préserver cette fantastique réserve animale et végétale car défendre les arbres, c'est défendre les hommes et refuser les injustices ; mais dans son pays tout le monde ne voit pas ses actions d'un très bon œil...
Frédéric PLOQUIN
Hubert Beuve-Méry : "non à la désinformation"
septembre 2010 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, en 1945, Hubert Beuve-Méry fonde le journal Le Monde. Plusieurs dizaines d'années plus tard, un jeune journaliste décide de proposer à son journal le portrait de cet homme, qui a marqué l'histoire du journalisme, et part à la rencontre des personnes - Julien le Savoyard, le Père Janvier, l'inspecteur Charles Hennet...- qui ont croisé sa route et parfois influé sur son destin. Il découvre ainsi celui qui défendit une certaine vision du journalisme, loin des paillettes, des cocktails et de l'appât du gain. Être journaliste, pour Hubert Beuve-Méry qui ne s'est jamais départi de sa rigueur et de son exigence, c'était fournir une information juste et vérifiée plus d'une fois, une information qui ne sert personne d'autre que la vérité, une information qui n'a besoin d'aucune image pour parler.
Véronique TADJO
Nelson Mandela : "non à l'apartheid"
septembre 2010 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Lorsque Nelson Mandela arrive à Johannesbourg, il n'est encore qu'un jeune homme en colère, qui cache son visage noir afin de ne pas s'attirer d'ennuis. Considéré comme un dangereux meneur, il a été renvoyé de son collège et a décidé de rejoindre la capitale pour prendre part au combat contre les inégalités qui secouent le pays... Nelson rencontre de nouveaux destins, brisés par l'apartheid, et découvre aussi de nouveaux lieux où la cohabitation entre noirs et blancs semble possible. Lorsqu'un homme meurt assassiné dans ses bras au cours d'une manifestation pacifiste, tout bascule et sa décision est prise : son engagement dans la lutte sera sans concessions. Nelson devient militant contre l'apartheid au sein du Congrès National Africain (ANC) et monte le premier cabinet d'avocats noirs d'Afrique du Sud. Cet engagement lui vaut d'être emprisonné loin de sa femme et de ses enfants pour haute trahison durant... 27 années ! Il en faut plus, cependant, pour briser la détermination de celui qui deviendra le premier président noir d'Afrique du Sud à l'âge de 75 ans...
Aujourd'hui, presque 20 ans après la fin de l'apartheid, de profonds traumatismes subsistent encore en Afrique du Sud et si la commission Vérité et Réconciliation a fortement contribué à maintenir la paix sociale, il faudra du temps pour que toutes les blessures subies se résorbent enfin.
Bruno DOUCEY
Federico Garcia Lorca : "Non au franquisme"
mai 2010 / 18 x 21 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
À Grenade, en 1936, le poète républicain Federico García Lorca est arrêté par les phalangistes de la garde nationale, puis fusillé. Poursuivi, sujet aux pires provocations, le poète reste terré chez des amis dans une puissante famille de Grenade jusqu'à son arrestation. Le récit de ses derniers jours dans l'Espagne déchirée est entrecoupé par celui d'un jeune phalangiste du camp nationaliste. Au fil des pages, les discours se confrontent en illustrant la radicalisation du nationalisme et l'extrême violence de cette guerre fratricide où germera le franquisme.
Rachel HAUSFATER
Mordechaï Anielewicz : "Non au désespoir"
mai 2010 / 18 x 21 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Le désespoir, c'est celui des habitants du ghetto de Varsovie exterminés jour après jour par les nazis. En 1943, certains de ses habitants, avec à leur tête un tout jeune homme, Mordechaï Anielewicz, décident de résister jusqu'à la mort, avant la destruction totale du ghetto. C'est par le biais de la petite Feigele, jeune contrebandière en herbe et messagère dévouée de Mordechaï, que le lecteur accède à l'organisation de cette incroyable résistance. Son dévouement, sa fascination pour le personnage lumineux et charismatique de Mordechaï donnent des accents lyriques au récit de cette lutte acharnée.
Caroline GLORION
Gabriel Mouesca : "Non à la violence carcérale"
mars 2010 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
En 1984, Gabriel Mouesca, jeune militant basque, est arrêté et emprisonné pour sa participation à des attentats du mouvement Iparretarrak. Il restera dix-sept ans en prison. Pendant son emprisonnement, il côtoie la détresse de ses codétenus et il emploie tout son temps et son énergie à la lutte contre les conditions de détention dans les prisons françaises où surpopulation, promiscuité, violence et brimades sont monnaie courante. Après sa sortie de prison, il devient chargé de mission à la Croix-Rouge puis, jusqu'en 2009, président de l'Observatoire international des prisons où Florence Aubenas vient de lui succéder.
Gérard DHOTEL
Louise Michel : "Non à l'exploitation"
mars 2010 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Figure marquante de la Commune de Paris, combattant pour les droits des exploités - ouvriers, femmes, peuples colonisés... -, Louise Michel a consacré sa vie à élever la voix et à manifester contre les injustices. Emprisonnée à plusieurs reprises, déportée en Nouvelle-Calédonie où elle s'engage aux côtés des Kanaks, cette ardente anarchiste a participé en première ligne aux grandes luttes du XIXe siècle. On la découvre ici, de procès en meeting, à travers le regard admiratif d'un journaliste, Eugène Berton, qui la suit tout au long de sa carrière.
Didier DAENINCKX
Jean Jaurès : non à la guerre !
septembre 2009 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Le 2 juin 1918, dans une tranchée près de Soissons, un soldat du rang et un jeune sousofficier vont passer plusieurs heures ensemble, sous le déluge des obus. Le premier est un comédien de la troupe de Firmin Gémier, le second n'est autre que Louis, le fils de Jean Jaurès. C'est par la voix de ce fils admiratif, au coeur d'un conflit que Jaurès a tout fait pour éviter, que l'on découvre l'engagement constant de ce dernier pour les idées de l'Internationale socialiste. Très attaché à ses origines tarnaises, le fondateur du journal l'Humanité a, toute sa vie, tendu la main à l'Autre, l'étranger. Dès 1912, il a tenté d'unir les travailleurs d'Europe pour dire ensemble "Guerre à la guerre !". Hélas, le 31 juillet 1914, ce dernier rempart au conflit naissant mourra assassiné.
Elsa SOLAL
Olympe de Gouges : "Non à la discrimination des femmes"
mai 2009 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Chantal PORTILLO
Gandhi : "Non à la violence"
mai 2009 / 11 x 17,5 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Jessie MAGANA
Général de Bollardière : "Non à la torture !"
mars 2009 / 12,3 x 18 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Algérie, 1957. Jacques Pâris de Bollardière est général de brigade. Très vite, il s’élève contre les procédés employés par l’armée française pour recueillir des renseignements auprès des Algériens. La torture est en effet monnaie courante et cautionnée par le racisme assumé qui règne à tous les échelons des forces armées en Algérie. Même les appelés comme le jeune Raymond sont “invités” à participer aux séances qui laisseront de part et d’autre des cicatrices indélébiles. Jacques de Bollardière s’élèvera publiquement contre ces pratiques, ce qui lui vaudra un emprisonnement et la mise au ban de l’armée. Tout le reste de sa vie et celle de son épouse seront consacrées à la lutte pour la non violence et le respect des droits humains. Malheureusement, certains gouvernements continuent encore aujourd’hui à justifier l’utilisation barbare de la torture comme moyen de lutter contre le terrorisme, comme, notamment, le gouvernement américain sur la base de Guantanamo.
Maria POBLETE
Simone Veil : "Non aux avortements clandestins !"
mars 2009 / 12,3 x 18 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Lorsque Simone Veil devient ministre de la Santé en 1974, elle est décidée à faire changer la situation des femmes qui avortent dans la clandestinité, sans hygiène et souvent au prix de conséquences irréversibles pour leur santé. En 1972, le procès de Bobigny, où l’avocate Gisèle Halimi a défendu une jeune fille ayant avorté à la suite d’un viol, avec l’aide de sa mère, a porté le débat sur la place publique. Il avait été précédé en 1971 du “Manifeste des 343 salopes” qui, au risque d’être poursuivies, avaient déclaré publiquement s’être fait avorter. Simone Veil est convaincue qu’il faut modifier la loi et permettre à toute femme qui le souhaite de subir un avortement dans des conditions décentes. Le combat n’est pas facile : elle doit affronter une forte opposition, chez les députés de la majorité comme dans les associations catholiques. Mais elle est déterminée et la loi est promulguée le 17 janvier 1975.
Caroline GLORION
Joseph Wresinski : "Non à la misère"
septembre 2008 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Joseph Wresinski est le fondateur du mouvement ATD Quart Monde , qu’il crée en 1956 avec les familles du bidonville de Noisy-le-Grand, révolté par l’indignité et l’humiliation liées à la misère qu’il a lui-même subie durant toute son enfance. Accompagné de ses militants, il se battra toute sa vie pour que la pauvreté soit reconnue et prise en charge par les pouvoirs publics et non par les associations caritatives.
Il tentera de faire entendre que l’individu souffrant de pauvreté doit être considéré avec toute la dignité qu’il mérite, et luttera pour qu’il n’ait pas seulement accès à la nourriture et aux vêtements, mais aussi, en dépit des discours moralisateurs, à l’éducation, au logement, à la formation professionnelle, à la culture ou aux soins du corps.
Aujourd’hui, dans les nombreux endroits du monde où les bénévoles français ont réussi à implanter le mouvement, ces familles ont appris peu à peu à défendre leurs droits, à prendre en main l’avenir de leurs enfants à l’école, à devenir des acteurs plutôt que des assistés n’ayant pas droit à la parole.
Hélas pourtant, le combat contre la misère reste plus que jamais d’actualité…
Gérard DHOTEL
Victor Schoelcher : "Non à l'esclavage"
septembre 2008 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Victor Schoelcher a vingt-quatre ans lorsqu’il part à Cuba en 1828. Ce qu’il découvre alors sur le marché le terrifie : des hommes blancs richement vêtus négocient une jeune femme noire, dans les termes que l’on emploie pour vendre du bétail. En républicain enragé, Victor se fait le serment de consacrer sa vie à dénoncer l’esclavage et à tout mettre en œuvre pour le faire disparaître à jamais.
Après maintes discussions avec des maîtres d’esclaves et une observation scrupuleuse de leurs manières, il rédige un article et deux ouvrages qui s’opposent fermement à la traite négrière, provoquant un scandale chez les anti-abolitionnistes.
En 1848, après des années de lutte, les espoirs de Victor vont être concrétisés avec l’avènement de la Deuxième République : il est nommé sous-secrétaire d’État chargé des mesures relatives à l’abolition de l’esclavage, puis devient député de la Martinique.
Le 27 avril 1848, l’esclavage est aboli en France et dans ses colonies ; cette émancipation est suivie par de nombreux pays européens et américains.
Mais aujourd’hui, l’esclavage n’a pas disparu : on estime que 25 millions de personnes dans le monde ne peuvent pas être considérées comme libres, en particulier des enfants, et notamment en Afrique, en Inde et en Amérique du Sud.
Bruno DOUCEY
Victor Jara : "Non à la dictature"
mars 2008 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Le 11 septembre 1973, à Santiago du Chili, Augusto Pinochet prend le pouvoir et installe une dictature à la place du gouvernement démocratique du président Allende. Ce jour-là, Victor Jara, un jeune auteur-compositeur proche des socialistes, est arrêté et emprisonné avec des centaines d'autres personnes dans le stade de Santiago. Il y sera exécuté, non sans avoir eu les mains écrasées par un militaire. Mais son chant de protestation continuera à résonner longtemps dans le stade... La dictature a plusieurs visages : celui de Pinochet, qui finit par mourir à un âge avancé sans avoir répondu de ses crimes. Ou bien celui de la junte militaire birmane, qui séquestre le prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi et élimine tous ses opposants. Ou tant d'autres encore à travers le monde.
NIMROD
Rosa Parks : "Non à la discrimination raciale"
mars 2008 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Le 1er décembre 1955, Rosa Parks, assise dans l’autobus, refuse de se lever pour laisser sa place à un passager blanc. Son arrestation va provoquer un mouvement de révolte de la communauté noire contre la politique ségrégationniste desÉtats-Unis et un boycott de la compagnie de bus. En 1964, les lois ségrégationnistes seront abrogées.
Mais le “racisme d’État” ne disparaîtra pas pour autant : en Afrique du Sud, la politique d’apartheid (“séparation” en afrikaans) s’appliquera jusqu’en 1991. C’est en partie grâce au combat de Nelson Mandela qu’il sera aboli. Le racisme, quant à lui, est malheureusement présent partout, et la discrimination, dans de nombreux pays occidentaux comme la France, touche les populations d’origine africaine ou nord-africaine, à travers l’isolement dans des quartiers “ghettos”, les difficultés d’accès à l’emploi et à un niveau de vie égal au reste de la population…
Murielle SZAC
Victor Hugo : "Non à la peine de mort"
mars 2008 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Depuis l’enfance, Victor Hugo est hanté par les exécutions publiques ; la peine capitale le révolte. Pour lui, aucun homme n’a le droit ni le pouvoir de suspendre la vie d’un autre homme, quel que soit le crime commis. Depuis l’écriture du Dernier Jour d’un condamné jusqu’au combat mené de Jersey pour sauver la tête de l’assassin Tapner, c’est tout le parcours d’un homme et d’un écrivain qui a “déclaré la guerre à la guillotine” que l’on retrouve ici.
Après lui, d’autres prendront le relais : Jaurès, Koestler, Camus. Puis Robert Badinter qui, en 1981, fera abolir la peine capitale en France. Pourtant celle-ci perdure en Chine, aux États-Unis et dans de nombreux autres pays, malgré les appels de ceux qui, à travers le monde, continuent à dire non. En 2006, selon Amnesty International, un millier de personnes ont été exécutées en Chine : en réalité, ce chiffre serait à multiplier par dix…
Maria POBLETE
Lucie Aubrac : "Non au nazisme"
mars 2008 / 11 x 17,6 / 96 pages
prix indicatif : 7,80 €
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Lucie Aubrac est jeune professeur d’histoire. Déjà engagée dans l’action politique, incapable de supporter le joug nazi et les exactions faites aux Juifs, elle va, avec son mari Raymond, participerà Lyon à la création d’un mouvement de résistance. Elle devra affronter Klaus Barbie lui-même pour parvenir à faire évader Raymond, emprisonné avec Jean Moulin. Après la guerre, elle n’aura de cesse de raconter son combat aux jeunes générations, afin que l’horreur ne recommence jamais.
Car le nazisme n’est plus à l’oeuvre dans aucun État au monde, mais ses émules sont encore nombreux. Des mouvements néonazis, particulièrement actifs dans certains pays, continuent à attirer vers eux de jeunes skinheads par leurs messages de haine. Il faut sans cesse rester vigilant, tel est le message de Lucie Aubrac.

